La femme vue par l’extrême droite

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La femme vue par l’extrême droite

Message  Admin le Mer 22 Déc - 17:23

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La femme vue par l’extrême droite

Si on connaît le Front National sur son engagement autour de thèmes qui lui sont chers : sécurité, identité nationale, immigration... ses positions concernant la structure familiale et le rôle de la femme sont moins médiatisées. Le FN étant un melting pot de différents courants d’extrême-droite, on ne sera pas surpris d’y retrouver une branche catholique intégriste, principal vecteur du discours théorique et prescriptif sur les femmes, la famille, la morale et les moeurs, sur laquelle repose une grande partie de l’étude présentée ici. Quant au MNR de Bruno Mégret, il reprend intégralement le discours de son grand frère et n’innove en rien sur ce point.

La famille

La femme entre dans le discours de l’extrême droite comme vectrice passive d’une soi-disant “identité nationale”, dans cette optique, une fonction de transmission de l’héritage, autant biologique que culturel, lui est imposée. La structure familiale, appréhendée comme clé de voûte de la société et de l’identité nationale est également âprement défendue dans le discours frontiste. Le programme général du Front National inclut une “politique familiale”, nataliste et proposant des valeurs sociales où le noyau familial et la femme au foyer occupent une place prépondérante. Dès 1973, dans le premier programme du Front, apparaissent les notions de revenu maternel (transformé plus tard en “revenu parental”, plus politiquement correct) et de vote familial -c’est à dire une voix par famille, pondérée par le nombre d’enfants, et donc soumise au chef de famille, détenant “l’autorité sacrée”. Dès cette époque, le Front se place radicalement contre le droit à l’IVG, en accord avec sa branche intégriste catholique.
Sur le sujet de la famille, la plupart des doctrines d’extrême droite sont d’accord : la nature (ou la volonté divine pour les intégristes religieux) donnerait aux hommes et aux femmes des fonctions différenciées, hiérarchisées et complémentaires. Dans un tel discours, les notions de “virilité” et “féminité” sont sacralisées et mises en valeur. De plus, la famille y est vue comme la cellule de base (soutenue par le pouvoir du chef de famille) et modèle des autres institutions (soutenue par le pouvoir du chef de la nation, de Dieu...).
La doctrine de l’Eglise à ce sujet est présentée dans Fideliter (septembre-octobre 1988) ; on peut y lire que “La famille est le siège de la première autorité, l’autorité du père de famille... L’Eglise donne à l’autorité son caractère sacré. Car l’autorité, même civile est exercée au nom de Dieu. L’autorité, celle du prince comme celle du père de famille, est sacrée. En gros, du moment que les femmes font bien la vaisselle, élèvent bien les enfants et obéissent en tout à leur seigneur et époux, elles correspondent aux critères de bon goût de l’Eglise. Pour noircir un peu plus le tableau, on peut citer Ruffard de Brienne (dans le numéro de février 1988 de “Lecture et Tradition”), pour qui “la nature donne au père la direction de la famille, et donc de 1’autorité”.
Le FN n’est pas en reste, promettant à la femme moderne de la renvoyer à ses fourneaux et aux couches sales, mais de manière plus élégante. Le Pen utilise à cette occasion un procédé de style qu’il affectionne tout particulièrement, l’utilisation des mots à contre-emploi ; ainsi lorsqu’il parle de “la libération et l’émancipation de la femme dans notre culture” on peut entendre exactement le contraire. Pour Le Pen, cette “libération” et “émancipation” correspond à un “retour aux sources”, à un retour de la femme vers sa place originelle : la famille où elle pourra, protégée, étouffée, pourquoi pas battue (la violence contre les femmes n’est critiquée que lorsqu’elle est commise par “l’étranger”) par son mari, perpétrer des traditions arriérées et élever de bons petits fran« ais. La famille reste donc un instrument efficace de domination des femmes.

Moi homme, toi femme

L’extrême droite, comme nous l’avons vu, est fortement naturaliste. Or, dans l’ordre naturel-social, chacun et chacune a une place bien définie. Cette notion de place est extrêmement importante pour l’extrême droite, qui - ressent le besoin de catégorisations, de repères naturels fixes (fran« ais/immigré, bien/mal, homme/femme...). Sortir de ces catégorisations, par le mélange, le métissage, est per« u comme dangereux pour l’ordre naturel (d’où les visions apocalyptiques de la “décadence” dans laquelle nous vivrions aujourd’hui). Cela s’illustre par le racisme, le mythe d’une “race” fran« aise, mais peut-être encore plus par la hantise de la “confusion des sexes”, de leur “indifférenciation”, ou de leur “inversion”. Aux notions d’égalitarisme, d’universalisme et d’individualisme, l’extrême droite oppose la distinction, la complémentarité et la hiérarchie. Pour le FN, l’homme doit être fort, respecté, il doit apporter à la famille, base de l’édifice social, de quoi manger et la protéger ; la femme doit être aimante, dévouée et soumise à l’homme. Ceci est illustré par un article paru dans “Itinéraires” qui rappelle aux bonnes chrétiennes que “la mère chrétienne est celle qui fait de la maternité un sacerdoce[...], la femme qui abdique au profit d’une sujétion austère les satisfactions de la vanité ou du plaisir, qui préfère à la capricieuse liberté du monde la volontaire servitude du foyer [...] enseigne à sa fille la modestie et le dévouement, inculque à son fils l’amour des vertus viriles et la passion du devoir”. Dans la logique de l’extrême droite, comme dans celle des catholiques intégristes, le rapport homme-femme se résout à un rapport de domination-servitude où la femme doit crier sa joie d’être enfermée dans la douce prison du foyer familial. Les rôles sont bien définis, dès la naissance, la femme se voit imposer un dévouement pour l’homme qu’elle devra préférer à sa propre liberté.
Il est important d’insister encore une fois sur le fait que dans toute doctrine d’extrême-droite ou catholique intégriste, la différence naturelle entre hommes et femmes fonde la différence de leurs fonctions sociales. Etre épouse et mère, procréer et éduquer, tel est le rôle naturel des femmes. Ces intégristes rencontrent cependant un problème : pourquoi de plus en plus de femmes travaillent-elles à l’extérieur ? Là encore, c’est la société “pervertie” qui en serait la cause.
Cependant, sur la division hommes-femmes, pas de doute : la biologie c’est le destin, et les fonctions “naturelles” sont spiritualisées en tant que missions sociales et nationales. Pas question d’échanger des valeurs entre sexes où, d’après ces tristes sires, les hommes deviendraient des femmelettes et nous courerions vers l’apocalypse de l’indifférencié !

Tu ne disposeras pas de ton corps

Une des préoccupations de l’extrême droite concernant les femmes a trait au droit à l’avortement, ce qui met en lumière l’articulation entre volonté d’ordre moral et sexuel, politique nataliste et idéologies nationalistes, racistes et antisémites.
Le FN remet en cause et demande l’abolition de la loi Veil (votée en 1974, prorogée en 1979), refusant le remboursement de l’avortement, dans l’immédiat, par la sécurité sociale. Pour les milieux catholiques intégristes, on observe dès 1986 des “opérations de sauvetage” menées par des commandos anti-IVG. La chose est révélée en 1990, où une attaque de la maternité des Lilas parvient aux oreilles des féministes... De plus, les commandos se révèlent être une spécialité bien fran« aise, exportée trois ans plus tôt de l’autre côté de l’Atlantique par “SOS tout-petits”. Jusqu’au milieu des années 90, ils sont de plus en plus médiatisés, au début de la dernière décennie, on se met à compter les actions commando (destructions de matériel, agressions d’infirmières, agressions de femmes venues pour une IVG...) au rythme de une par mois. Ces interventions ont lieu dans les hôpitaux, dans la rue ou les églises. Une grande partie de ces militants sont issus des rangs du FN, mais ces groupes recrutent beaucoup plus largement dans les milieux catholiques traditionalistes.
L’acquisition par les femmes du droit à l’avortement, obtenu sur la base du droit des femmes à disposer de leur corps, contrôler leur fécondité et plus largement leur vie, découle de l’émancipation issue des mouvements des Seventies. Au contraire, les opposants à ce droit élémentaire prétendent défendre le “droit à la vie” des “enfants non-nés” (beaucoup de ces militant-e-s se disent également opposé-e-s à la contraception, qui s’oppose au “droit divin” (sic)). Le deuxième angle d’attaque des groupes “pro-vie” est l’assimilation de l’avortement à un eugénisme aboutissant à terme à l’extermination des handicapés et des malades. D’après la théorie de ces groupes, les partisans de l’avortement sont des partisans de la mort, des nazis. L’avortement serait un “génocide” (le plus important, voire le seul) : la campagne contre l’avortement se rapproche à ce point de vue de plus en plus clairement du négationnisme et de l’antisémitisme, tant cet argument dramatise l’avortement et banalise la Shoah dans un même mouvement. Le discours visant à faire interdire l’avortement est surtout un discours basé sur l’émotionnel et l’affectif même si on retrouve en toile de fond l’argumentaire politique et démographique classique des organisations catholiques traditionalistes : l’avortement cause le déclin démographique et le vieillissement de l’Occident face à l’invasion étrangère. Certaines associations, dont “Laissez-les-Vivre” parlent, à l’instar d’un Jean-Marie Le Pen, d’une “subversion plus générale” et d’un “complot” organisé.

Le rôle de la femme vu par l’extrême droite est donc celui d’une pondeuse rivée à son foyer, complètement déresponsabilisée au niveau social et politique. Pour l’avortement, si les femmes sont parfois présentées comme auteures ou complices de ce “crime”, ces groupes les décrivent comme des victimes contraintes à refuser la maternité malgré leur désir. On leur refuse la liberté, on les dépossède de leur corps (qui ne devrait servir qu’a donner la vie et appartient plus à la société qu’à elles-mêmes) et de leur vie même qu’elles devraient à leur cher époux. Comment alors comprendre l’engagement de femmes dans des mouvements d’extrême-droite ou catholiques intégristes ?
Les femmes d’extrême droite

D’abord, il faut rappeler que le vote d’extrême-droite est un vote à majorité masculin, ainsi pour les présidentielles de 1995, Le Pen recueille au premier tour 19% des voix des hommes contre 12% de celles des femmes ; chez les 18-24 ans, ce sont 19% des gar« ons et 10% seulement des filles ; enfin, chez les étudiant-e-s, ces chiffres tombent à 16% des gar« ons contre 6% des filles. Il y a plusieurs raisons à cet écart. La première tient à la remise en cause par le Front National de droits acquis de haute lutte par les femmes : droit de disposer de leur corps, droit au travail... or le FN s’est prononcé à plusieurs reprises, on l’a vu, contre le remboursement de l’IVG, et il prône le retour au foyer des jeunes mères et l’instauration d’un salaire maternel. Nombre de femmes de ce pays, même si elles n’ont pas milité dans les mouvements féministes, n’en sont pas moins attachées à leurs nouveaux droits et ne sont pas disposées à brader l’autonomie dont elles disposent désormais. La deuxième raison vient du fait que le FN défend une manière guerrière, violente de faire de la politique. Or, on voit au travers de plusieurs enquêtes que les femmes admettent plus difficilement le conflit, la guerre, la violence, que les hommes [3], et qu’elles aspirent à une vie politique plus pacifiée. Cependant, encore une fois, certaines femmes adhèrent à l’idéologie d’extrême-droite, comment expliquer ce phénomène ?
Une étude basée sur le parti des Republikaner (Allemagne) a montré que le thème du rôle féminin traditionnel et de la famille n’était pas le thème privilégié des femmes d’extrême-droite ; au contraire, pour certaines d’entre-elles, c’est “la seule chose avec laquelle elles ne sont pas d’accord” (pas assez, cependant pour ne pas adhérer), même si la famille est encensée comme “un mode de vie fondamental et important”. Cette étude sur le parti des Republikaner montre aussi que la femme d’extrême-droite n’est pas exclusivement là pour suivre son mari. Les conceptions politiques des femmes interrogées sont bien davantage marquées par des positions typiques de l’extrême-droite. On compte par exemple parmi celles-ci la politique relative aux immigré-e-s et aux étranger-e-s, mêlée à des revendications sécuritaires, c’est-à-dire la lutte contre la drogue, contre la formation de bandes de jeunes et contre la criminalité, tout ce volet que nous ne développerons pas ici tant il est classique de l’extrême-droite, qu’elle soit féminine ou masculine.
Comme le montre bien l’étude de Flora Bolter [4], l’engagement des femmes d’extrême droite est vu comme un supplétif aux défaillances masculines, dont un des meilleurs exemples est Catherine Mégret, rempla« ant son époux à la mairie et quittant ses casseroles pour seconder un mari qui en traîne trop (mais qui continue à tirer les ficelles de la politique). De la même manière, Jeanne d’Arc est une figure emblématique de ce courant de pensée car elle a su pallier aux déficiences de la royauté, tout en terminant martyr de la nation.
Certaines femmes adhèrent à l’ensemble des revendications d’extrême-droite, retour au foyer compris. L’enquête menée en Allemagne avance l’hypothèse que les qualités conventionnellement “féminines” (maternité, altruisme) servent chez ces femmes les thèses de l’exclusion, de l’exploitation et de la violence. On peut difficilement cerner les raisons de “la” femme d’extrême-droite, mais 77% de celles qui votent Front national semblent le faire pour deux principales raisons : le regroupement autour de la figure rassurante du père, du leader, et la définition exacte des rôles de chacun, c’est à dire un total abandon dans la sécurité des structures fortes, du foyer. Le maître mot semble être “je m’en remets à mon mari, au chef qui saura mieux que moi me protéger de l’autre (l’immigré, le “violeur”...)”.

L’action des femmes d’extrême-droite

Le cercle national des femmes d’Europe (CNFE) a été fondé le 23 mai 1985 par Martine Lehideux (vice-présidente du FN en 1997, conseillère régionale d’Île de France). Ce cercle se veut un “cercle de réflexion et d’influence afin que les femmes prennent conscience des problèmes familiaux, sociaux, éducatifs, culturels, et politiques auxquels elles sont quotidiennement confrontées, et pour leur rappeler que la renaissance de l’Europe ne se fera pas sans elle”. Aujourd’hui en perte de vitesse, le CNFE revendiquait en 1995 un millier d’adhérentes. Sa problématique et ses thèmes sont directement issus du FN (“violeur” ou “sidaoeque”, c’est toujours l’autre qui commet le mal, cet Autre étant suivant les cas, simple immigré ou asocial : “toxicomanes au dernier degré, pédophiles forcenés, psychopathes...”) .
Le CNFE reste cependant spécialisé dans des domaines plus “naturellement” féminins : famille, morale, santé, éducation... L’école publique est vivement critiquée, les manuels scolaires pris pour cible et soigneusement épluchés, le CNFE publie des fiches-conseil en direction des parents. Les livres de biologie, par exemple serviraient à “remettre en cause les valeurs familiales” par le biais de l’éducation sexuelle “imposée aux enfants”. De plus, ultime outrage, on parle en cours du fonctionnement des appareils génitaux , et même de l’acte sexuel et de la fécondation ! Les livres de fran« ais sont accusés, eux, de dévaloriser la langue fran« aise par un “appauvrissement” des textes proposés.
La violence à l’école est également un thème récurrent dans ces milieux : on y regrette les “bagarres viriles” d’antan (qu’on ne pourrait pas, selon ces dames, associer à de la violence à l’école), les responsables désignés étant encore et toujours les mêmes (la répétition ne fait pas peur au CNFE) et on prône “l’exclusion des fauteurs de troubles [...] des délinquants étrangers, punition de tous les coupables [...] la présentation de la carte de séjour pour lutter contre l’immigration clandestine”. Visiblement, à l’extrême droite, on est aussi con-ne quand on est une femme que quand on est un homme.
Les revendications quant à la suppression du droit à l’avortement sont un des points majeurs de l’action de ces femmes. Le CNFE propose différentes mesures visant à faire subir aux femmes de très fortes pressions morales et à alourdir considérablement les procédures. En effet, la préoccupation du CNFE reste bien la famille, socle de la société et de l’ordre moral. La restauration de la famille, et de tout ce qui en découle, fonde l’action de ces
femmes et la légitime à leurs yeux. A ce propos, le CNFE demande des mesures contre le “divorce-répudiation”. Outre le fait qu’on se demande quelles pourraient être ces mesures, cela situe les femmes comme victimes, alors que ce sont majoritairement elles qui demandent le divorce. La procédure de divorce par consentement mutuel est fortement remise en cause. Le message qui transparaît pourrait être : “Tapez-vous dessus, mais restez ensemble coûte que coûte et faites des enfants !”
Le militantisme féminin d’extrême droite repose sur des actions bien spécifiques : c’est généralement une pratique d’infiltration dans le réseau associatif et la vie politique locale. Le CNFE a appelé ses sympathisantes à investir les conseils de parents d’élèves existants, et à créer ses propres conseils de parents ou les thèmes frontistes sont présentés. Ces militantes ont compris l’intérêt d’être présentes sur le terrain en créant “Fraternité Fran« aise”, travaillant au plus près de la population. Elles ne rechignent pas à aller vers “le pauvre” lui porter leur soutien moral, plus un petit colis... pourvu que “le pauvre” soit blanc, cela va sans dire. Ce type d’action est terriblement efficace sur le terrain et a probablement ouvert l’accès de villes comme Toulon au FN.

Les femmes d’extrême-droite, celles du CNFE, ne remettent pas le moins du monde les principes d’extrême-droite en cause. Bien au contraire, elles revendiquent comme un honneur le retour aux valeurs traditionnelles où la femme, enfin libérée du travail et de la vie hors du foyer qui “lui sont imposés et l’oppressent” pourrait retrouver la joie du dévouement, de la vaisselle bien faite et de la totale dépendance vis à vis d’un mari-maître omnipotent.

La présentation de cet extrême fait réfléchir : où en sommes-nous aujourd’hui pour que ce discours ne choque pas plus les bonnes âmes ? Lorsqu’on parle du FN, de l’extrême-droite, on met le doigt sur le racisme, pas sur le sexisme et la volonté d’écraser l’émancipation des femmes. Serait-ce que les convictions privées demeurent fortement empreintes d’un vieux fond culturel dans lequel la domination masculine est une évidence ? Ce grossissement par le biais d’un discours extrême doit nous amener à réfléchir sur la situation des femmes aujourd’hui, dans une société “égalitaire”, et sur l’implantation réelle des thèmes de l’émancipation féminine trente ans après la seconde vague féministe. On ne peut aujourd’hui faire l’économie des apports des luttes passées qui ont bien montré l’artificialité (l’origine culturelle) des catégories masculines et féminines : pour citer Fiammetta Venner [5] “Comment […] prétendre lutter contre une idéologie réactionnaire sans être capable de remettre en cause le terreau sur lequel elle pousse depuis toujours : un essentialisme abêtissant, dont l’extrême droite n’est jamais rien d’autre que le projet politique ?”

Piotr el Rojo (avec une maigre contribution de Pirouli)

[1] Terme emprunté au titre de l’ouvrage de Susan Faludi, aux Ed. des Femmes
[2] Les informations de cet article sont tirées d’un ouvrage de référence sur le sujet : L’extrême droite et les femmes, sous la direction de Claudie Lesselier et Fiammetta Venner, Ed. Golias, 1997
[3] voir l’article Construction des genres et domination masculine, No Pasaran n°75 ancienne formule, Mars 2000
[4] Flora Bolter, Les femmes du MNR et du Front National, in Prochoix, septembre-octobre 2000
[5] L’extrême droite et l’antiféminisme, Fiammetta Venner, in Un siècle d’antiféminisme, sous la direction de Christine Bard, Ed. Fayard, 1999, p. 429

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