Patrick Buisson

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Patrick Buisson

Message  Admin le Mer 30 Mar - 10:22


PATRICK BUISSON

Origines et études

Fils d’un ingénieur d’EDF engagé d’abord à l’Action française avant d’adhérer en 1947 au RPF du général de Gaulle[1], Patrick Buisson est élevé dans le culte de Charles Maurras et de l’anticommunisme[2]. Ainsi en 1956, sa mère l’emmène manifester contre l’entrée des chars soviétiques à Budapest.

Son engagement politique débute au lycée où, marqué par la guerre d’Algérie, il refuse de respecter une minute de silence après un attentat meurtrier de l’OAS[1]. Étudiant en histoire à l’université de Nanterre, appréciant notamment Philippe Ariès et Raoul Girardet, il est titulaire d’une licence d’histoire et d’une maîtrise de lettres en 1971. Sous la direction de Girardet, il rédige un mémoire de maîtrise sur le mouvement Algérie française. Durant ses études, il devient vice-président de la Fédération nationale des étudiants de France (FNEF), et s’oppose au Mouvement du 22-Mars en 1968 aux côtés d’Alain Renault[2].

Journaliste politique

Plus analyste que militant politique, Buisson s’éloigne de la politique active dès la fin de ses études et, après quelques années d’enseignement, se tourne vers le journalisme : Minute (1981-1987) dont il devient le correspondant à l’Assemblée nationale puis pendant un an le directeur de rédaction, le Crapouillot, puis Valeurs actuelles, qu’il dirigera pendant six ans avant d’entrer à LCI[1].

En 1984, il publie avec Pascal Gauchon, ex-rédacteur en chef de Défense de l’Occident et ancien secretaire général du Parti des forces nouvelles, OAS, Histoire de la résistance française en Algérie, livre préfacé par Pierre Sergent, l’un des dirigeants de l’organisation.

Lorsqu’il dirige Minute de 1986 à 1987, il œuvre alors au rapprochement de toutes les droites[1], déclarant que « Le Pen, le RPR et le PR, c’est la droite. Souvent, c’est une feuille de papier à cigarettes qui sépare les électeurs des uns ou des autres »[3]. Selon son analyse, « les électeurs du FN sont pour l’essentiel d’anciens électeurs du RPR déçus par le recentrage et l’évolution pro-européenne de Chirac, pour le reste d’anciens communistes nostalgiques du temps où le PC était conservateur, autoritaire et nationaliste »[1]. Remercié de Minute, il devient directeur de la rédaction générale de Valeurs actuelles en 1987[2]. Conseiller politique[modifier]

Après quinze ans de presse écrite, il s’oriente vers le conseil aux hommes politiques. Il devient conseiller de Jimmy Goldsmith et de Philippe de Villiers dont il dirige la campagne pour les élections européennes de 1994 et la campagne présidentielle de 1995, en axant les discours vers l’aile droite du RPR par l’affirmation du souverainisme. À la tête de sa société Publifact, il vend ses services à Alain Madelin et François Bayrou[2]. Il lance en 1996 la revue hebdomadaire Politique Opinion en association avec l’ensemble des directeurs des instituts de sondages, et anime à partir de 2000 la page « Opinion » du Figaro. Créateur et animateur de nombreuses émissions politiques sur LCI dont Le Club de l’opinion (1997-2000), Politoscopie (1999- 2000) puis 100% Politique (à partir de 2001), en compagnie de David Pujadas. Créateur et animateur de Un livre, un débat en 2003 puis de Questions qui fâchent (à partir de 2005). Entre 2005 et 2007, il co-anime ensuite l’émission hebdomadaire sur LCI intitulée Politiquement Show, et assure également l’émission Questions qui fâchent avec Michel Field.

Ayant prédit la victoire du « non » à 55% au référendum français sur le traité constitutionnel européen, il est approché par Nicolas Sarkozy en 2005, alors ministre de l’Intérieur, qui en fait un de ses proches conseillers, équilibrant le gaullisme social d’Henri Guaino, rédacteur des principaux discours de sa campagne présidentielle[2]. Sans poste officiel à l’Élysée, à sa demande, il demeure cependant un collaborateur très écouté du nouveau président de la République, et quitte l’antenne de LCI[4]. Dès lors, Patrick Buisson guide les choix de Nicolas Sarkozy, notamment sur la création du ministère de l’Identité nationale (et de l’immigration)[5] ou encore dans la conquête du vote Front national via l’élaboration d’un discours sécuritaire ad hoc[6]. À la tête du cabinet Publifact, Patrick Buisson a facturé en 2008 à l’Élysée un total de 130 autres factures pour des conseils, dont une quinzaine de sondages réalisés par OpinionWay et publiés par Le Figaro et LCI, pour un prix de 392 288 euros. Selon la Cour des comptes, le total de ses prestations a atteint la somme de 1,5 million d’euros pour l’année 2008[7]. Le 23 juillet le PS demande la création d’une commission d’enquête[8].

Décoré par le président de la République de la Légion d’honneur le 24 septembre 2007, il dirige la chaîne Histoire (détenue à 100% par le groupe TF1) depuis octobre 2007[9]. Selon Le Monde, c’est sa proximité avec le président de la République qui aurait permis à la chaîne Histoire de recevoir, entre 2008 et 2009, 270 000 euros de la part du ministère de la Culture[10].

http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Buisson

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"le front républicain est un réflexe de classe" l’interview hallucinante de Patrick Buisson

Message  Admin le Mer 30 Mar - 10:22



http://www.parismatch.com/Actu-Match/Politique/Actu/Rencontre-avec-Patrick-Buisson-l-eminence-grise-de-Sarkozy-265737/

[...] ’électorat du FN – ouvriers, chômeurs, précaires, smicards – « se compose d’une droite radicalisée et, pour l’essentiel, d’un électorat populaire qui n’a rien à voir avec l’extrême droite. » Et tous ces petits, ces sans-grade se sentent de plus en plus abandonnés. Il accuse : « Le mépris dans lequel les tient la classe dirigeante a quelque chose de sidérant. Nos élites sont mues par une invraisemblable prolophobie dont elles n’ont parfois même pas conscience. » Patrick Buisson : « Le front républicain est d’abord un réflexe de classe et de caste »

Prolos contre bobos, ce serait là la grande fracture. Le politologue met tous les partis classiques dans le même sac. Il stigmatise notamment l’aveuglement du PS. « Les impensés de la gauche sur la sécurité et l’immigration témoignent d’un déni persévérant de celle-ci face à l’expression de certaines souffrances sociales. » Ce tout sauf le PS explique la stratégie présidentielle du refus de l’alliance droite-gauche contre le FN. « Ce serait, dit-il, une machine à laminer l’UMP en l’assimilant au PS au sein d’une sorte de syndicat des sortants. » En clair, l’alliance élitiste PS-UMP contre les petits frontistes est une machine à perdre. Et en pointillé, ceux qui prônent ce front républicain, de Fillon à NKM et à Valérie ­Pécresse, sont des super-bobos coupés de la France qui souffre. Patrick Buisson résume : « Avant d’être une posture politique, le front républicain est d’abord un réflexe de classe et de caste. » Mais alors que faire pour reconquérir cet électorat populaire qui s’est laissé bercer par les promesses non tenues de 2007 ? Le conseiller a déjà un plan de bataille. En trois points.

Sur l’immigration, beaucoup plus de fermeté (c’est la nouvelle politique Guéant). Sur l’identité nationale, un débat qui débouche enfin sur des actes politiques lourds comme un nouveau code de la laïcité. Enfin, sur le pouvoir d’achat, il plaide pour une grande loi de réhabilitation du travail. Elle lutterait contre l’assistanat en réservant par exemple le RSA et le RMI aux Français qui ont un travail.

Contrairement à certaines allégations, Patrick Buisson ne souhaite pas un second tour 2012 Sarkozy-Le Pen. « Ce serait une catastrophe, car il priverait le second mandat de Nicolas Sarkozy de tout contenu politique et empêcherait le président de mener à bien les réformes dont la France a besoin. » Il estime que 2012 se jouera sur des enjeux de civilisation. « Aubry vient de signer la préface d’un ouvrage collectif intitulé “Pour changer de civilisation” . C’est ce que les Français ne veulent pas : ils sont attachés à leurs traditions, à leur clocher, à leurs usines. » [...]

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Patrick Buisson, l'homme qui droitise Nicolas Sarkozy

Message  Admin le Jeu 12 Mai - 10:46


Si vous voulez combattre le Front national, utilisez des arguments de fond, plutôt que d'adopter des postures morales" : Nicolas Sarkozy a rappelé à l'ordre, mercredi 23 mars, ses ministres qui manifestaient des états d'âme sur la consigne donnée pour les élections cantonales : ni FN ni front républicain.
Le président agit par pragmatisme ou cynisme électoral : les sympathisants UMP ne veulent pas de consigne de vote, comme en atteste le sondage Harris Interactive publié jeudi 24 mars par Le Parisien. Surtout, le chef de l'Etat refuse de diaboliser l'électorat du Front national, dont il a besoin pour être réélu.

Il s'appuie sur deux conseillers curieusement réunis : le gaulliste social Henri Guaino, 54 ans, et l'ancien directeur de la rédaction de Minute puis Valeurs actuelles Patrick Buisson, 61 ans, qui baigne depuis l'enfance dans l'univers de Charles Maurras. Le premier incarna avec son mentor Philippe Séguin la fracture sociale de Jacques Chirac en 1995, le second prédit le non au référendum européen de 2005 et bluffa ainsi M. Sarkozy.

Patrick Buisson, en 1987 à Puteaux, à l'époque directeur du journal "Minute".AFP/PIERRE VERDY


Au début de son quinquennat, M. Sarkozy déclarait "pour ma gauche, j'ai Guaino, pour ma droite, j'ai Buisson". Aujourd'hui, tous deux sont opposés au front républicain et défendent la France du non, une France populaire qui souffre dans la mondialisation. Ils avaient aidé en 2007 le candidat UMP à siphonner les voix du FN et à attirer les classes populaires. M. Sarkozy croit pouvoir rejouer cette partition.

EXPLOITER LA PEUR DE L'IMMIGRATION

Lundi, à l'Elysée, avec ses conseillers, le président a examiné les résultats des cantonales. Le scrutin conforte les analyses de M. Buisson, qui arrive toujours bardé de notes et d'analyse de sondages : la société française connaît comme toute l'Europe un glissement à droite et une poussée populiste. La gauche ne progresse pas. Le vote du nord de la France montre que l'aile sociale de l'UMP, incarnée par Jean-Louis Borloo, ne fait pas de meilleurs scores que la droite dure. Il n'y a pas de demande centriste en France, comme le serine depuis des mois M. Buisson, qui n'a pas retourné notre appel.

Il faut donc pousser toujours plus à droite, toujours plus populiste. "Patrick Buisson recommande depuis plusieurs semaines de mettre la priorité sur l'immigration", explique un responsable de l'UMP. Certes, les classes moyennes et populaires sont insatisfaites, frappées par le chômage et la stagnation du pouvoir d'achat provoqué par la hausse des prix de l'essence et de l'immobilier. Mais M.B uisson estime qu'on ne gagne pas une élection sur un bilan ou des projets économiques et sociaux. Les électeurs ne feraient plus confiance aux politiques en ce domaine.

L'Elysée veut donc exploiter, diront les détracteurs, contrer, diront ses défenseurs, la peur de l'immigration que susciteraient, selon la droite, les révolutions arabes. M.Sarkozy a assisté impuissant à la visite de Marine Le Pen à Lampedusa. Il s'inquiète d'une opinion qui peut se retourner très vite sur la guerre en Libye. Il faut donc agir. Le nouveau ministre de l'intérieur, Claude Guéant, se campe en ministre de l'immigration.

INTOUCHABLE

Patrick Buisson est intouchable depuis la campagne présidentielle de 2007. En mars de cette année-là, le centriste François Bayrou monte dangereusement dans les sondages, Nicolas Sarkozy décide alors avec Patrick Buisson de donner un coup de barre à droite, en proposant la création du ministère de l'identité nationale. La manœuvre réussit.

Lorsqu'il lui remet la Légion d'honneur en septembre 2007, M. Sarkozy explique que c'est grâce à ce conseiller venu de l'extrême droite qu'il a été élu. Le chef de l'Etat lui propose un poste de conseiller spécial à l'Elysée. M. Buisson refuse, préfère rester dans l'ombre et facturer moult prestations et sondages, avant que la Cour des comptes n'y mette le holà. M. Buisson fait partie de ceux qui peuvent avoir au téléphone le président chaque jour. Il était l'un des rares à pouvoir faire passer des notes sans passer le filtre du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant.

Quand tout va bien, M. Buisson est moins présent. Ainsi connut-il une éclipse, à partir de la présidence française de l'Union européenne, fin 2008, avant de revenir un an plus tard, en pleine polémique sur le fils du président, Jean Sarkozy, pressenti pour présider le quartier d'affaires de la Défense. "Lorsque le président se sent fragilisé, il appelle Buisson au secours", estime un ancien conseiller de l'Elysée.

ACCUSÉ DE DÉRIVES DROITIÈRES

Devant les responsables de l'UMP, M. Sarkozy s'est voulu rassurant : en 2002, Jean-Marie Le Pen avait créé la surprise deux semaines avant l'élection. Là, le choc se produit un an avant l'élection. L'Elysée juge difficile de contrer Marine Le Pen. Naguère, il suffisait de rappeler les déclarations de son père sur la Shoah pour clore le débat. Marine Le Pen, elle, évite soigneusement ces erreurs. En mettant en avant la divergence UMP-FN sur l'euro, Jean-François Copé a fait sauter un verrou : "On rentre dans le débat politique, alors que 50 % des Français ont voté contre à Maastricht", estime ce conseiller.

Patrick Buisson, qui plaida pour envoyer des signaux à l'électorat catholique, n'est pas à l'origine de tout. Bruxelles voyait la main d'Henri Guaino à chaque fois que M. Sarkozy prenait une décision jugée anti-européenne. De même, beaucoup accusent M. Buisson d'être à l'origine de toutes les dérives droitières. A l'Elysée, nul n'en doute : les décisions, c'est le président qui les prend.

Arnaud Leparmentier

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